Opinions

15/09/2011 - Ouverture de la session budgétaire 2011

Malgré l'échec évident du président du gouvernement lors du Forum d'Auckland, nous avons encore été gratifé, pour l'ouverture de la session budgétaire, d'un nouveau discours à ce sujet.

Ignorant les suppliques de la population, le président du gouvernement est longuement revenu sur son vieux rêve démagogique, préférant la décroissance et le retour en arrière à l'avenir et à la mise en oeuvre d'un vrai projet de développement, offrant de l'emploi et des perspectives à notre population.

Sachant que le financement du budget 2011 n'est toujours pas assuré, en l'absence du versement de la 2ème tranche du prêt AFD, que l'investissement 2011 est quasiment vierge de tout engagement, il aurait été sage de rassurer nos concitoyens et nos bailleurs de fonds en leur apportant des éléments forts, des projets mâtures qui seront initiés dès janvier 2012! Rien!

Alors que les séances solennelles d'ouverture des sessions budgétaires sont généralement destinées à entendre les orientations concrètes du gouvernement pour l'année budgétaire à venir, nous n'avons été gratifiés aujourd'hui que de vagues chimères, d'hypothétiques théories, de grandes déclarations politiciennes vide de tout sens pour nos concitoyens qui peinent chaque jour dans ce contexte de crise.

Les seules propositions énoncées par le président Temaru concernent finalement:
- le retour aux temps anciens par une décroissance désormais volontaire,
- la récupération du travail du précédent gouvernement: notamment pour ce qui concerne le régime simplifié de la croisière, les maisons familiales...,
- la récupération des idées des autres et notamment de celles du Président de la République Nicolas SARKOZY, soutenue et reprise par notre parti, qui consiste à mettre en place un contrat de partenariat avec des objectifs clairs entre l'Etat et le pays pour accompagner la Polynésie française dans la reconstruction de son modèle économique et dans la pérennisation de son développement.

Au final, le président du gouvernement préfère à nouveau s'enfermer dans ces mascarades de changement de nom à notre pays, de déclarations tendancieuses, de division de notre population pour mieux asseoir son idéologie passéiste.

Et, malheureusement, nous n'avons pas plus été rassuré par le président bis, M. Jacqui DROLLET, annonçant son idée de Schéma d'Aménagement et de Développement à la place du gouvernement, mais ne faisant que reprendre les obligations imposées par la dernière réforme statutaire.

Les entreprises se satisferont d'apprendre qu'alors que le pays n'a toujours pas engagé le budget d'investissement 2011, faute d'avoir bouclé son financement, l'assemblée ne participera pas à l'effort de relancer, préférant retoucher à perte un bâtiment qui devra être détruit d'ici quelques années, plutôt que de lancer un ambitieux projet de reconstruction qui donnerait du travail aux entreprises locales.

A quelques semaines du Débat d'Orientation Budgétaire, nous ne pouvons que craindre que 2012 ne s'annonce pas mieux que 2011!

05/07/2011 - A quel jeu joue Temaru?

Malgré le bilan plus que négatif de l'actuel gouvernement (Cf. notre conférence de presse du 27/06/11), celui-ci semble maintenir son cap et s'enferme de plus en plus dans un autisme ravageur.

Et pourtant, les sujet brûlants ne manquent pas: ATN, OPT, plan de redressement...

Sur ATN, c'est avec une grande surprise que nous avons tous appris l'engagement pris par le président TEMARU devant les quelques pilotes dits "grévistes" de changer (encore!) la direction de la compagnie aérienne. Nous aurons l'occasion de nous exprimer plus avant sur cette situation, lors de la séance plénière du 7 juillet. D'ores et déjà, on ne peut que dénoncer les méthodes et le manque de pragmatisme du président TEMARU. Cela fait à peine quelques mois que la direction actuelle a entamé de profondes réformes de la compagnie que le gouvernement veut déjà la sabrer sans attendre les résultats de ces réformes!

Est-ce cela la bonne gestion? Cela dit, il est vrai qu'il en a été de même avec l'ancien gouvernement! A croire que le président TEMARU s'arrange pour récolter les fruits du travail des autres en les sortant avant que les résultats ne soient connus!

Pendant ce temps, le gouvernement soutient le monopole de l'OPT et fait tout pour limiter l'ouverture à la concurrence. Il laisse ainsi l'OPT bloquer l'accès de Viti au câble Honotua en même temps qu'il limite grandement l'adressage en ".pf" en en faisant un service public dont on peut se demander légitimement qui pourra contrôler l'attribution des fonctions d'office et de bureau d'enregistrement.

Ceci après avoir, sous couvert de santé public, voulu encadrer les taux d'émission des ondes électromagnétiques.

Si le secteur des télécommunications, de part son fort potentiel de développement, nécessite une bonne régulation, on peut malgré tout s'interroger sur la volonté réelle du gouvernement d'ouvrir le marché à la concurrence. De vieux souvenirs de limitation des investissements étrangers restent présents dans les esprits...

Pour couronner le tout, le gouvernement a laissé Mme BOLLIET écrire le plan de redressement à sa place! Difficile à croire lorsque l'on sait à quel point ce fonctionnaire de l'Etat fut décriée en son temps, et à quel point tout agent de l'Etat est suspecté, par l'UPLD, de "néocolonialisme".

Il convient vraiment que le gouvernement s'explique sur l'ensemble de ces dossiers. Nous ne manquerons pas de l'y inviter lors de la séance du 7 juillet.

 17/06/2011 - Réinscription de la Polynésie française sur la liste des pays à décoloniser

 Dans une précipitation dont on ne peut qu'en contester la légalité ET la légitimité, le président TEMARU et l'UPLD ont accéléré leur fuite en avant en déposant une proposition de résolution pour demander la réinscription de la Polynésie française sur la liste de l'ONU des pays à décoloniser.

Ainsi qu'annoncé hier, les élus TTA membres de la commission des institutions (MM TONG SANG et TANSEAU) ne se sont pas déplacés pour assister à cette commission inutile et hors de propos dans le contexte actuel. Cependant, pour marquer leur opposition à cette énième démarche idéologique d'Oscar Temaru, les deux partis des leaders de To Tatou Ai'a ont, chacun, publié un communiqué de presse donnant leur avis sur la question:

Communiqué OPTTA

Communiqué TNTH

Comment peut-on encore, aujourd'hui, soutenir cette démarche, lorsque l'on regarde, objectivement, la situation institutionnelle de notre pays. Sommes-nous encore une colonie, ou un gouverneur vient régenter l'avenir de la population locale sans lui demander son avis? Mais qui donc gouverne le pays aujourd'hui? Quelles sont les institutions, dans le cadre du statut d'autonomie, qui détient la plus grande part des compétences? Ce sont bien les polynésiens!

Certes, l'Etat conserve toujours un regard sur la situation locale. Et si, un certain nombre de fois, on a pu lui reprocher son esprit partisan ou ses décisions arbitraires, il n'en demeure pas moins qu'il reste un soutien important de l'économie et du développement de notre pays.

Il nous apparaît, en définitive, que cette accélération soudaine de la démarche des indépendantistes et de leurs alliés, autonomistes égarés dans des considérations politiciennes, relève de plusieurs ordres:
- Engager cette démarche, chère au leader indépendantiste, alors que sa majorité s'effrite petit à petit,
- Faire pression sur l'Etat dans le cadre de la réforme statutaire en cours,
- Dresser un écran de fumée sur l'inaction du gouvernement qui, près de trois mois après son entrée en fonction, continue de ne travailler que sur les projets préparés et rédigés par l'ancien gouvernement de Gaston TONG SANG.

A lire la réaction de la population sur les différents sites d'information et dans la presse, il semble pourtant que, contrairement à ce dont veulent se persuader les autonomistes, la population ne soutient pas cette démarche.

Il est clair, de toute façon, que les autonomistes restent largement majoritaires dans ce pays. Il suffit de regarder les résultats des dernières élections!

Cette démarche n'est donc ni légitime ni légale! Et pourtant, le président TEMARU, trop enfermé dans ses chimères, s'imagine un destin de libérateur en décalage complet avec la situation réelle de notre pays. Nous ne pouvons participer à cela et nous appelons le gouvernement a plus de raison! Puisqu'il semblait que vous aviez les recettes pour relancer l'économie du pays, qu'attendez-vous?

02/05/2011 - Décès de Oussama Ben Laden

 Que notre isolement insulaire ne nous empêche pas de nous intéresser de près à la situation internationale. Et, en l'occurence, il est impossible de passer à côté de cette nouvelle qui semble clore un chapitre de l'Histoire, tout en laissant bien des incertitudes sur les évènements à venir.

Oussama Ben Laden, leader historique de la mouvance islamiste Al Qaïda, a été tué par les services spéciaux américains dans sa résidence au Pakistan, ce week-end.

Connu depuis la moitié des années 1990, ce saoudien d'origine yéménite a été plus particulièrement associé aux attentats contre le Wolrd Trade Center le 11 septembre 2001, qui avait fait près de 3000 morts, après le crash de deux avions de ligne dans les deux tours de cet immeuble icontournable de la silhouette new-yorkaise. Considéré comme l'organisateur de ces attentats, après avoir pris part à ceux de Nairobi (Kenya) et Dar Es Salaam (Tanzanie) en 1998, il fit lo'bjet d'une traque long et difficile des armées occidentales entre l'Afghanistan et le Pakistan.

10 années de traque viennent ainsi de prendre fin et ont apporté, d'une certaine façon, une "revanche" pour les familles des victimes du 11 septembre. Cette date, désormais ancrée dans toutes les mémoires eu des conséquences durables et importantes sur le monde entier. Ce fut tout d'abord des difficultés économiques face à l'incertitude qu'engendra cette nouvelle forme d'hyperterrorisme. Ce fut ensuite l'accroissement des lois et règles de sécurité dans le monde des transports aériens, mais plus généralement dans notre vite quotidienne. C'est ainsi que la France est depuis lors en Vigipirate rouge permanent.

En Polynésie aussi nous avons subi les remous de cette tragédie en voyant s'écrouler la fréquentation touristique: peur de nouveaux attentats (encore plus après les vagues successives qui ont suivi: Bali en 2002, Madrid en 2004, Londres en 2005), démotivation face aux lourdes procédures de sécurité, difficultés économiques... Autant de facteurs qui éloignèrent notre pays des envies touristiques.

Depuis lors, la crise économique est venue "parachever" ces difficultés.

Pour autant, bien que tous ressentent cette sensation de "fin du film", les temps à venir resteront incertains. Les risques de représailles sont réels, et la mouvance Al Qaïda (désormais bien implantée en Afrique sub-saharienne) pourrait survivre à son leader historique et charismatique. Aussi, nous ne pouvons qu'appeler nos concitoyens à maintenir une certaine prudence lors de leurs déplacements à l'étranger et de suivre les recommandations du Ministère des affaires étrangères quant aux pays ou régions à ne pas visiter.

Quoiqu'il en soit, et bien que nous ne pouvons pas nous réjouir du contexte, espérons que cette disparition marquera un épisode de l'Histoire placé sous le signe de la paix et de l'entente entre les peuples et les religions, à l'image de notre pays, et fasse taire les armes au profit du développement de l'homme dans son environnement.

06/04/2011 - Nomination du nouveau gouvernement

Le président TEMARU vient donc de nommer son nouveau gouvernement, gouvernement "poisson d'avril" 'il en est, dans sa nouvelle présidence. Dont acte! Il ne nous appartient pas pour le moment de juger de la composition de cette équipe. Laissons-là faire ses preuves avant d'entamer toute analyse.

Cependant, nous ne manquerons pas d'être vigilants sur les actions qui seront menées dans les semaines à venir, ou le manque d'actions... Ainsi que nous l'avons annoncé, nous jouerons pleinement notre rôle d'opposition. 

Mais nous n'avons pas manqué, en revanche, de noter quelques déclarations, lâchées ci et là par Oscar Temaru et son nouveau vice-président.

M. Temaru a en effet annoncé que "ce pays a été géré, pendant un certain temps, par une équipe qui ne représentait pas la majorité de notre pays"... Il convient cependant de rappeler à M. Temaru que, aux vues des évolutions politiques de ces dernières années, il est souvent arrivé que la majorité à l'assemblée soit en totale contradiction avec la majorité du pays (entendez majorité de la population...)! Nous n'étions au final peut-être que 9 au sein de l'hémicycle ces derniers mois, mais ces 9 là et le gouvernement qu'ils soutenaient représentait finalement l'organisation institutionnelle la plus conforme au dernier scrutin en date, seul repère d'une quelconque légitimité démocratique!

Il est toujours prudent d'éviter certains raccourcis dans le discours, qui engendrent bien des incompréhensions.

Ainsi également des déclaratiosn de M. GEROS qui estime que "depuis que nous avons mis en place cette équipe, on se sent vraiment entre polynésiens". Est-ce à dire que l'ancienne équipe n'était pas constituée que de polynésiens?

Cela rappelle étrangement les propos d'Oscar Temaru, nous présentant sa majorité de "vrais maohis"... Ces propos sont parfaitement intolérables tant ils soulèvent l'exclusion, le rejet de l'autre, l'intolérance. Des mèches qu'il convient de ne jamais allumer tant elles peuvent s'avérer incontrôlables!
Pour ce qui nous concerne, les polynésiens, les "vrais maohis" sont ceux qui, de souche ou d'adoption, oeuvrent chaque jour pour le bien être de ce pays et de sa population. Ceux qui, hors de toute considération ethnique, sexuelle, religieuse, savent se retrousser les manches, et travailler pour un projet. Cela a toujours été et restera notre credo.

Et d'ailleurs, que sont, pour MM Geros et Temaru les "polynésiens", "vrais maohis"?

Quoiqu'il en soit, que cette équipe se mette au travail. Elle sera jugée sur les résultats, et non sur les déclarations.

21/03/2011 - Le réalisme a du bon!

 En ces temps de crise, de combats politiques et de bien mauvaises nouvelles, pourquoi se refuser de voir ce que l’on peut considérer comme des signaux positifs. Positiver est, de nos jours, loin d’être un vain mot !

Bon, certes, ne faisons pas preuve d’un angélisme béat qui nierait complètement la réalité de la situation économique. Il nous semble malgré tout important, justement, de faire preuve de réalisme et de ne pas ignorer les chiffres, ainsi que fournies par l’ISPF.

La Polynésie française n’est clairement pas encore sortie de la crise, c’est un fait. Mais continue-t-elle à s’enfoncer dans la crise, ou bien réussit-elle malgré tout, et aidée en cela par la reprise au plan international et national, à stabiliser sa situation. Là est la vraie question.

Ainsi que le président TONG SANG l’avait annoncé lors de sa conférence de presse du 3 février 2011, le pays a réussi, fin 2010, à dégager un excédent de 3 milliards 800 millions, par rapport aux 2 milliards initialement budgétés.

Au mois de janvier 2011, la TVA en régime intérieur a connu une hausse de 20% par rapport à janvier 2009.

Récemment, l’ISPF a publié des chiffres faisant apparaître une stabilisation globale du marché de l’emploi sur la fin d’année 2010, et une hausse de 0.8% en décembre 2010 et, dans le détail, +4.2% dans le secteur du bâtiment, +1.4% dans le secteur de l’hôtellerie-restauration.

Les importations sont en hausse de 5.8% en décembre 2010, l’indice des prix est relativement stable ces derniers mois même s’il reste en hausse sur les 12 derniers mois.

Nous pourrions continuer ainsi à égrener les chiffres…. Alors certes, d’autres indicateurs sont encore, malheureusement, bien dans le rouge, et nous sommes loin d’avoir rattrapé la chute de ces dernières années.

Mais il est clair que certains voyants quittent la zone rouge et il nous apparaît important de le souligner. En période de crise, le réalisme est le moteur de la confiance, la croyance en l’avenir est le carburant de ce moteur.

Encore une fois, nous ne voulons pas tomber dans un optimisme forcené digne du « flower power » d’une époque révolue. Mais notre pays et sa population sont jeunes, l’apanage de la jeunesse est cette force déterminée à aller de l’avant.

Restons donc sur cet état d’esprit et sachons « goûter », le temps d’un instant, la relative bonne nouvelle apportée par ces chiffres, non pour se réjouir et se reposer sur nos lauriers, mais bien pour redonner un coup de collier, continuer à nous retrousser les manches car il semble que nous sommes sur la bonne voie.

09/03/2011 - De la fonction de président

 Qu’est-ce qui fait attendre la motion ? Qu’est-ce qui fait que, depuis des mois, cette opposition pourtant soit disant majoritaire, soit disant unie dans un élan de désintéressement total, n’ait toujours pas trouvé le moyen de faire tomber le président TONG SANG ?

C’est tout simplement le poste de président. Qui aura l’infime privilège d’occuper cette fonction dont tous rêvent, et pas uniquement en se rasant devant le miroir !

Tous veulent la place actuelle du président TONG SANG. Pourtant, lorsque l’on regarde actuellement l’état actuel de la fonction, on peut se demander pourquoi un tel appétit ! Et on peut se demander pourquoi tous affirment que Gaston TONG SANG s’accroche !

Pensez-vous vraiment qu’il s’accroche à une fonction qui l’oblige à se faire critiquer quotidiennement, même le jour du seigneur ? Une fonction qui l’oblige à cristalliser sur sa personne tout le ressentiment envers une classe politique qui porte, collégialement, la responsabilité de la situation actuelle… et certains plus que d’autres ! 

Comment peut-on convoiter une fonction qui, à moins de deux ans des élections :
- vous impose d’augmenter certains impôts parce que vous n’avez tout bonnement pas le choix au regard de la situation économique,
- vous impose des réductions drastiques du nombre de fonctionnaires par un non remplacement des départs à la retraite,
- vous impose de respecter, à l’exception de l’article 156-1, les désidératas politiciens de certains élus qui assument pleinement leur positionnement démagogique…

Et les exemples sont ainsi légions… Alors, non vraiment, on ne comprend pourquoi un tel appétit, pourquoi tant de tergiversations, et pourquoi ce sentiment persistant que le président TONG SANG s’accroche. Car les avantages de la fonction ne paraissent pas compenser les inconvénients !

Mais, au final, ces messieurs dames de l’opposition, se sont-ils seulement posé la question du profil idéal pour occuper le poste de président ? Ou ne garde-t-il en tête que le critère du plus affamé ?

Depuis les dernières élections de 2008, et les instabilités chroniques, plusieurs noms circulent au sein de l’hémicycle. On nous présente X ou Y comme LA solution, comme LA personne la plus à même de relever le pays.

Mais il est curieux de noter que, à aucun moment, les notions de légitimité, de soutien populaire n’ont été évoquées… A tel point que l’on porte aux nues des candidats qui n’ont pas mené de listes en tant que leader, qui n’ont pas porté sur leur nom l’adhésion des suffrages, qui ne sont même plus dans le groupe issu de la liste électorale, et dont certains sont même incapables de s’exprimer en reo Tahiti pour se faire comprendre d’une partie de la population.

Et pourtant, il semble bien qu’en démocratie, les leaders des différents pouvoirs institutionnels soient issus du peuple et disposent du soutien de la population.

Car s’il est un fait que l’on ne peut occulter et contester c’est que le président TONG SANG, lorsqu’il se déplace « dans les quartiers » a cette chaleur humaine qui attire les foules. Il a l’humilité du chef qui n’a pas oublié ses origines, qui sait ce qu’il doit à la population.

Tous les élus au sein de Tarahoï ne sauraient en dire autant !

Alors avant de repartir sur une énième motion, les élus de l’opposition feraient bien de se poser toutes ces questions pour ne pas creuser encore plus le fossé entre la classe politique et la société. Car, aujourd’hui, à entendre nos citoyens, on en vient à croire que les politiques de ce pays sont issus d’un autre monde !

Au final, nous avons une proposition à faire : que chacun, et ils se reconnaîtront, mette ses rancœurs personnelles de côté, sa volonté farouche de se venger d’un affront supposé vécu avec Gaston TONG SANG ; que chacun oublie ses ambitions personnelles et que chaque groupe propose quelques ministres pour former ce gouvernement d’union dont certains nous parlent depuis tant de mois ! 

Car, après tout, dans cette « union sacrée » pour sauver le pays, TO TATOU AI’A n’aurait-il pas droit au chapitre ? Cela voudrait-il dire que plus de 46% de la population se verrait jetée dans l’opposition parce que 2 ou 3 leaders vexés veulent servir leur désir de vengeance… Ce n’est vraiment pas sérieux !

10/02/2011 - Démission! Démission... et sinon?

 Ces derniers jours, et malgré ce que certains laissent penser, la démission du président TONG SANG a bien été le seul intérêt de nombre d'élus de notre assemblée: "le budget oui mais après la démission", "qu'il démissionne... il doit démissionner".

A croire que le départ du président TONG SANG résoudra, d'un coup d'un seul, la situation du pays qui verra ses recettes accrues, les investissements relancés... Est-ce là vraiment la solution?

Il est de plus très étrange de voir certains se perdre en déclarations ravageuses à l'encontre de ce président qui, il faut bien le constater, a pu, avec son gouvernement, mener une politique volontariste en 2010, ayant mené à une fin d'année plus positive que les prévisions initiales. Comme quoi, il n'est pas toujours besoin de démissionner pour que des résultats se produisent!

Au-delà de ça. Beaucoup annoncent ces derniers temps qu'une motion n'est pas envisageable car elle coûterait bien trop cher au pays en ces temps difficiles. Certes. Nous ne pouvons qu'abonder dans cette analyse. Mais, combien coûte une démission d'un gouvernement entier si ce n'est la même chose qu'une motion?

Une démission entraîne, tout autant qu'une motion votée, la chute des cabinets gouvernementaux et donc le versement d'indemnités de départ aux agents démissionnés! La démission, tout autant qu'une motion votée, nécessite également une période de latence le temps de la mise en place du gouvernement, période pendant laquelle tous les dossiers sont laissés en standby. Seules les affaires courantes sont assurées.

Il conviendrait donc de cesser ces discours, motivés plus sûrement par la rancune personnelle que par l'intérêt du pays. Car, si cela avait été le cas, le budget serait voté aujourd'hui!

Et puis, soyons sérieux, et sans vouloir regarder "dans le rétroviseur" (pour reprendre une expression chère à certains!), remémorons-nous 2009: lorsque le président TEMARU a perdu sa majorité, du fait du départ du Tahoeraa, avons-nous demandé sa démission ? Avons-nous exigé comme tout préalable à des négociations qu'il quitte son poste? NON! Nous avons rejoint la majorité pour que le pays ne perde pas de temps à reconstituer un gouvernement.

Malheureusement, le manque d'écoute dont à fait preuve le président TEMARU n'a pas permis de faire aboutir ce projet. C'est pourquoi nous avons pris nos responsabilités en novembre 2009, et avons renversé le gouvernement, sans tergiversations perpétuelles!

Or donc, à ceux qui nous opposent une fin de non-recevoir à toute négociation, aux cris de "démission! démission!" nous leur répondons: "budget! budget!". A chacun, ensuite, de prendre ses responsabilités.

10/12/10 - Point de vue sur la situation politique

  Visiblement conscients de la situation difficile dans laquelle ils ont mis la population polynésienne, les élus de l’UPLD se sont fendus d’un communiqué hier pour expliquer qu’ils n’étaient en rien dans le rejet du collectif 5.

Une vision bien étrange de la réalité lorsque l’on sait que, lors de l’examen du collectif en commission, ils ont voté pour ce collectif sans aucune réserve, sans même présenter d’amendements ! Il est donc clair qu’ils n’avaient aucun reproche à faire à ce texte, mais que c’est bien des intérêts politiciens qui les ont mené à voter contre le texte. Car il faut noter qu’ils auraient très bien pu se contenter de s’abstenir, ce qui aurait permis de faire adopter le collectif, et donc de ne pas mettre en péril les projets de nos concitoyens.

Ne pas empêcher 80 millions complémentaires pour les PAP/PIL et PIM et les 60 millions des PAB/PHB, générant encore plusieurs milliards d’activités pour les entreprises.

Ne pas empêcher le versement des 368 millions pour le RSPF, des 150 millions pour le FSPPN…

En bref, permettre à nos concitoyens de conserver l’accès aux produits de premières nécessités, leur permettre de bénéficier du paiement de leurs allocations, d’acquérir enfin leur maison et de leur donner du travail en prévision des fêtes de fin d’année. Voilà ce qu’une simple abstention aurait pu permettre, tout en permettant l’affichage d’une position politique !

Il est également bien « intéressant » que l’UPLD reproche aux autonomistes de ne pas s’entendre et de se perdre en négociations, dénonçant ainsi le manque d’intérêt des autonomistes pour l’intérêt général, quand on sait que certains élus UPLD, parmi les plus célèbres d’entre eux, ne sont pas derniers lorsqu’il s’agit de faire du pied, de l’œil aux différents groupes pour retrouver leurs ministères qui leur manque temps !

Oui les autonomistes tentent de trouver un accord, de faire taire leurs conflits personnels pour arriver enfin à donner une majorité suffisamment stable au pays pour permettre de durer jusqu’en 2013 et éviter ainsi de coûteuses élections anticipées qui, de toute façon, n’offriront pas de résultat différent tant que la classe politique ne se sera pas renouvelée !

Les autonomistes discutent en effet. Souhaitant donner au pays une majorité, le président TONG SANG a accepté de laisser sa place si un autre candidat rassemblait le consensus. Il a d’ailleurs toujours été prêt à passer le relais, n’exigeant qu’une garantie de continuité pour éviter de laisser le pays sans capitaine.

Alors oui il demande que le budget soit voté. Est-ce un mal ? Est-ce inadmissible que d’exiger une position préalable lorsque l’on voit les revirements d’attitude opérés lors du collectif 5 ? Est-ce aberrant que, sur un texte d’un intérêt majeur pour le pays, il tente d’ores et déjà de s’assurer que les débats ne s’éterniseront pas sur des semaines, devant, pour chaque chapitre, chaque article, s’assurer des votes des uns et des autres ? Bien entendu, le président TONG SANG est prêt à entendre toute proposition pour améliorer le document initial ! N’a-t-il pas toujours montré sa volonté de discuter ?

Oui il demande d’attendre le mois d’avril, pour opérer tout les changements dans un laps de temps réduit et faciliter ainsi la transition. Certains ont semble-t-il la mémoire courte et en ont oublié les coups de Trafalgar subi. Devions-nous, TTA, alors que nous acceptons que notre président laisse sa place, accepter également de risquer de voir l’histoire se répéter ?

Il convient de rétablir les faits dans leur réalité. Car ce sont bien des considérations personnelles qui ont mené à ces négociations, certaines personnes ayant une incapacité viscérale à voir le président TONG SANG tenir la barre, prendre les décisions qui s’imposent en appelant à la solidarité de tous, pour ramener le pays dans le droit chemin, et avec le soutien de l’Etat.

Le problème reste entier, chacun ne souhaitant rassembler qu’autour de soi. Mais le rassemblement doit se faire autour du pays et de notre population !

07/12/10 - Report de la séance du collectif 5-2010

Le président du groupe TO TATOU AI'A, Robert TANSEAU, s'est élevé contre l'absence de l'UPLD alors même que la plupart des élus sont présent à l'assemblée mais se refusent à entrer dans l'hémicycle. Ont ainsi été aperçues Mmes HIRSHON Unutea, Françoise TAMA... Cela relève donc d'une volonté manifeste d'empêcher le collectif 5-2010 d'être adopté, alors même que ce texte comporte des mesures importantes pour l'économie et notre population.

Finalement, malgré des débats ouverts et pertinents lors de la commission des finances, l'UPLD est retombé dans une attitude de jeux politiciens mesquins et inutiles, dont pâtira, encore une fois, la population de notre pays. L'heure n'est donc toujours pas à la responsabilité des élus et à la recherche d'un consensus pour sortir le pays de l'ornière...

Il est par ailleurs particulièrement étrange que l'UPLD ait agi de la sorte alors même que, lors de la commission des finances, la demande du président TONG SANG de traiter ces dossiers en séance ce jour, mardi 7 décembre, n'avait soulevé aucune objection de la part de M. Antony GEROS et des élus UPLD membres de la commission. La cohérence dans le discours n'est a priori pas l'apanage du groupe d'opposition!

Quel piètre spectacle offert ce matin à des élèves d'écoles de Papara venus assister à une séance de la 3ème institution du pays. Aucune excuse à ces jeunes venus apprendre comment fonctionne le pays, aucune déférence envers cette jeunesse qui a eu la démonstration du manque d'intérêt de certains élus pour la population!

16/11/10 - Précisions sur les modalités d'examen du budget

 Il n'est pas toujours aisé, pour le néophyte, de bien comprendre le fonctionnement et les rouages des institutions du pays, dont l'assemblée de la Polynésie française. Il est pourtant important que les citoyens puissent avoir tous les éclaircissements nécessaires pour suivre, comme il se doit, la vie politique et institutionnelle locale.

C'est pourquoi, et aux vues de ce que nous avons pu lire et entendre ces derniers jours, le groupe TO TATOU AI'A a décidé de vous en dire plus sur la procédure budgétaire à l'assemblée.

Conformément aux dispositions du statut d'autonomie (Loi organique de 2004), et notamment aux dispositions de l'article 185-1, le budget du pays pour l'année à venir doit être déposé au plus tard le 15 novembre. Etant entendu que les principes budgétaires poussent à une adoption du budget avant le 31 décembre.

Dans un délai de 2 mois avant la date du 15 novembre, un débat d'orientation budgétaire (D.O.B.) a lieu à l'assemblée. Ce fut fait, cette année, le 2 novembre.

Une fois le budget déposé, il convient de respecter un délai de 12 jours entre le dépôt du budget à l'assemblée et la première réunion consacrée à son examen, ainsi qu'édicté par les dispositions de l'article 144-1 al. 2. Sans plus de précisions dans la lettre du statut, il est généralement admis que cette première réunion est la première réunion de la commission des finances (actuellement présidée par Mme Chantal TAHIATA), qui est, au sein des commissions intérieures, la commission compétente pour examiner le budget.

Etant entendu que le budget a été déposé le 12 novembre au soir, il ne pourra donc faire l'objet d'un examen en commission avant le jeudi 25 novembre. Il a été convenu, lors de la conférence des présidents du 15 novembre, que la commission des finances se réunirait, a priori, le 2 décembre.

Une fois le texte examiné en commission, il convient encore de respecter les dispositions de l'article 130 du statut, qui traite du droit à l'information des élus. Selon cet article, il convient de respecter, pour les délibérations dont le budget, un délai de 4 jours francs entre la date de mise en circulation du rapport de la commission et l'examen du texte en séance (12 jours pour les lois du pays). Dès lors, si le budget primitif 2011 venait à être examiné le 2 décembre et le rapport de la commission transmis aux élus le 3 décembre, la séance plénière dédiée au budget ne pourra se réunir avant le 8 décembre.

Ce qui laisse encore plus de 3 semaines pour examiner et adopter le budget et les lois fiscales (qui doivent être adoptés au plus tard en même temps que le budget). De quoi laisser bien du temps au débat entre les groupes sans pour autant priver le pays d'un budget adopté dans les temps, ainsi que cela se fit lors de l'adoption du budget primitif 2010 l'an dernier. Ce budget 2010 fut l'un des rares budgets de ces dernières années à être adopté avant le 31 décembre.

Faisons le voeu que ce fut le début d'un cycle pour éviter une gestion au douzième des finances du pays qui n'aidera sûrement pas à la relance!

03/11/10 - Bilan de la séance sur le D.O.B.

Hier, l'assemblée s'est réunie pour la 5ème séance plénière de la session budgétaire 2010. Cette 5ème séance était consacrée au désormais traditionnel Débat d'Orientation Budgétaire, intégré lors de la dernière réforme statutaire de 2007.

Cette séance a été l'occasion, pour 3 des 4 groupes de l'APF (TO TATOU AI'A exclut, donc), de faire une démonstation de leurs qualités de "meilleur" opposant au gouvernement TONG SANG. A tour de rôle chacun a tenté de démontré son acharnement à désavouer le gouvernement... gouvernement dans lequel, pourtant, l'un des groupes participe... Notre président de groupe, Robert TANSEAU, a appelé de ses voeux à la cohérence entre l'action et les déclarations... Voeux pieux s'il en est!

L'une des marottes de ces 3 groupes a été, au cours de la séance, de demander au président du pays de démissionner, laissant ainsi transparaître des ambitions personnelles de plus en plus difficiles à taire. Il est intéressant, et relativement ironique, de dresser un parallèle (toutes choses égales par ailleurs) avec la situation des Etats-Unis au sortir des élections de Mid-terme, qui se sont déroulées hier.

Le Président OBAMA a perdu sa majorité à la chambre des représentants, l'équivalent de notre assemblée. Les Républicains, grands vainqueures de ce scrutin (les médias annoncent même une vague républicaine!), ont-ils demandé la démission du Président OBAMA du fait qu'il a perdu sa majorité?

Barack OBAMA a été, lors de son élection, l'idole de nombre de nos élus en Polynésie française. On ne comptait plus, alors, les T-shirts de soutien, les déclarations enflammées et même les courriers de félicitations! Ces élus, qui l'ont porté au panthéon pour avoir, en tant que noir-américain, conquis la présidence, vont-ils plaider en faveur de sa démission, au même titre qu'il demande la démission du président TONG SANG? Les réactions seront intéressantes à suivre...

La France elle-même a connu bien des périodes où le Président de la République n'avait plus de majorité à l'Assemblée Nationale. A-t-il alors démissionné? Le fait de ne pas avoir de majorité n'entraîne pas, dans une République (pour reprendre les propos de MM BOUISSOU, FREBAULT et consorts), la démission automatique de l'exécutif! La possibilité, pour un pays, d'avancer dans cette situation dépend avant tout de la capacité de l'opposition à travailler en bonne intelligence avec le gouvernement et de ne pas en profiter pour faire tout et son contraire dans de simples objectifs politiciens...

Au-delà de ça, on notera que tous ces groupes, qui se placent en maître de la vertu politique, se sont à peine arrêtés sur les mesures de réduction des indemnités du gouvernement. Sans doute que, avides de reprendre le pouvoir, ils pensent déjà à ce qu'ils vont perdre lorsqu'ils retrouveront leurs fauteuils préférés des ministères.

Bref, une séance encore hors de toute cohérence politique, qui n'avance pas dans la résolution des problèmes du pays... On soulignera cependant la solidarité des ministres et du vice-président qui se sont présentés aux côtés du président du pays pour le soutenir dans son combat pour relever notre pays.

22/10/10 - Réaction à l'interview de Jean-Christophe BOUISSOU dans Les Nouvelles

 Dans une interview accordée aux Nouvelles de Tahiti en date du 22 octobre, le président du groupe IA ORA TE FENUA à l’APF, Jean-Christophe BOUISSOU, se pose, une nouvelle fois, en maître de la vertu politique, fustigeant à qui mieux-mieux le président TONG SANG, les élus des îles… Bref tous les élus de l’assemblée sauf ceux de son propre groupe !

Il est facile de montrer du doigt tel ou tel en les accusant de tous les maux de l’instabilité ! Pour autant, il convient de rappeler quelques vérités, qui ne sont pas toujours faciles à entendre.

Il apparaît, avec le recul des années, que depuis la création du groupe TO TATOU AI’A en 2008, ceux qui ont quitté la pirogue en cours de route sont ceux qui, aujourd’hui, revendiquent une cohérence politique d’une blancheur immaculée et qui siège qui dans un groupe indépendant, qui dans un groupe qu’il critiquait à l’époque... Etrange !

Sont-ce les « îliens » qui ont causé la division au sein de TO TATOU AI’A à l’issue des sénatoriales, amenant dans leurs sillages des élus qu’ils ont su utiliser pour aujourd’hui les clouer au pilori des « girouettes » permanentes ?

Depuis 2008, le groupe TO TATOU AI’A n’a pas varié de son cap. Si nous avons, à une époque, soutenu le gouvernement Temaru, nous ne l’avons aucunement porté au pouvoir. Nous avons fait le choix, pour éviter une énième motion, de tenter d’aider un gouvernement en difficulté. Malheureusement, ce choix ne permit pas au pays de se relever, raison pour laquelle nous avons choisi de reprendre les rennes du pouvoir et d’entamer les réformes qui s’imposent.

Il apparaît aujourd’hui que rares sont ceux qui peuvent se targuer d’un positionnement inchangé depuis les dernières élections. Il conviendrait que tout un chacun reconnaisse sa part de responsabilité dans la situation politique actuelle. Quel est l’intérêt de la stigmatisation systématique de tel ou tel si ce n’est de remettre en cause le choix des électeurs ? Car ces représentants ont été élus sur leur propre nom, sans profiter du succès d’une liste… Tout le monde ne peut en dire autant !

Quoiqu’il en soit, il est certain que le groupe IA ORA TE FENUA a tout intérêt à soutenir un projet de réforme du mode de scrutin qui favorise les Iles-du-Vent tant leur implantation dans les îles est quasi-inexistante.

Notre groupe revendique la défense des archipels et rejette tout « pitocentrisme » tahitien. Il convient de prendre en compte toute la population de notre pays et de permettre à ceux parmi les plus isolés de disposer de suffisamment d’élus pour porter leur voix.

Rappelons enfin que c’est la culture politique de ces vingt dernières années, pendant laquelle les archipels ont été délaissés, qui ont poussé les élus des îles à peser sur la scène politique pour répondre aux attentes de leurs populations. Un développement équitable et uniforme de notre pays aurait peut-être pu éviter tout cela… Mais l’on ne réécrit pas l’histoire, on peut en revanche écrire l’avenir et éviter de perdre notre temps dans des débats de cour de récréation : « ce n’est pas moi c’est lui ! » Et si plutôt on consacrait du temps à trouver le bon moyen pour travailler ensemble ?

17/09/2010 - Retour sur l'ouverture de la session budgétaire

 La séance du 16 septembre s'est présenté comme une représentation parfaite de la situation politique actuelle: une opposition déterminée à empêcher le pays d'avancer, quelques élus encore décidés à jouer leur propre jeu, et un gouvernement solide dans sa démarche, laissant passer les loghorrées politiciennes avant d'affirmer sa volonté de faire sortir le pays de la crise.

Est-il encore besoin de revenir sur le débat engagé par le président TEMARU? S'il est certain que nous respectons son idéologie, il est évident que, ainsi que l'a dit le président TONG SANG, le président de l'assemblée est à côté des nécessités du moment. Ce qui, en revanche peut être affirmé, c'est qu'il a fait montre, encore, de son mépris des règles démocratiques (et du règlement intérieur en particulier) et de son irrespect des autres groupes constituant cette assemblée. 

Nous nous félicitons, en revanche, du discours du président TONG SANG qui, dans la veine de sa conférence de presse du 14 septembre, à réaffirmer sa volonté de lancer les réformes utiles pour diminuer le train de vie du pays, redonner confiance et tout faire pour relancer la machine économique. Ce ne sera certes pas chose facile mais sa détermination, et celle du vice-président FRITCH qui le soutien dans sa démarche, est patente et, nous l'espérons, rassurante pour la population.

Bien des éceuils seront à affronter au cours de la session qui démarre. Nous ne pouvons qu'émettre le voeu que l'opposition respectera un tant soit peu la population et ne bloquera pas la tenue des débats lors de l'examen du Document d'Orientation Budgétaire (le DOB) et, surtout, lors de l'examen du budget.

Quant à la réforme de la DGDE. Notre groupe a réaffirmé sa volonté de rendre un avis réservé. Nous avons, clairement, annoncé nos réserves sur ce dossier qui relèvent de deux ordres:
- la pérennité du dispositif, formellement souhaitée dans la déclaration commune de février 2010 entre l'Etat et le pays, doit être consolidée. C'est pourquoi nous avons demandé à ce que le principe de ces trois dotations soit inscrit dans notre loi statutaire;
- la durabilité du troisième instrument qui, maintenu pour le moment sous la forme contractuelle, ne nous permettra que difficilement d'engager des projets de développement sur le long terme. Dans la mesure où les communes voient leurs investissements financés par une dotation, il nous apparaît juste qu'il en soit de même pour le pays.

 Alors, pourquoi un avis réservé et non défavorable? N'est-il pas plus constructif de maintenir une porte ouverte au dialogue plutôt que d'envoyer à l'Etat le message d'une fin de non recevoir?
Souvenez-vous, le 14 mai 2009, l'assemblée rendait un avis réservé sur le projet de Loi Morin, relatif à l'indemnisation des essais nucléaires. Et souvenez-vous le chemin parcouru ensuite où, finalement, notre pays a fait entendre sa voix et obtenu des avancées notoires par rapport au projet initial.
Dans le même type de démarche, il aurait été intéressant que les groupes plaidant pour un avis défavorable fasse à un pas vers nous et se joignent à cette démarche plus constructive vis-à-vis de l'Etat. Quoiqu'il en soit, et pour répondre aux déclarations de M. BOUISSOU, notre groupe assume sa position et nous ne resterons pas inactif dans la défense des intérêts du pays. Qu'il ne nous soit pas reproché d'entamer une approche nouvelle dans les relations avec l'Etat qui n'est ni une approche de "béni oui-oui" (au risque de faire mentir M. DROLLET), ni une approche d'opposition systématique qui ne trouve certainement aucun écho à Paris.

Cette analyse ne saurait être exhaustive sans revenir sur les propos de M. TEFAARERE, en fin de séance, qui a considéré cet vote de l'UPLD, du Tahoeraa, et de Ia Ora Te Fenua, comme précurseur d'un "nouveau mouvement" qui conduira sous peu, clairement, au dépôt d'une motion de défiance... La population appréciera la sensibilité de ces élus pour les besoins immédiats de nos concitoyens!

28/06/2010 - Le collectif n°4-2010 encore menacé?

 Dans une interview avec les médias, en marge du règlement de "l'affaire SMPP", le président TONG SANG a déclaré, à propos de l'attitude de l'opposition lors de la commission des finances du 23 juillet dernier (qui a examiné le dernier collectif budgétaire):

" Et bien qu'ils prennent le gouvernement. Qu'ils déposent une motion de défiance et qu'ils viennent à ma place gérer le pays."

Nous ne pouvons que soutenir cette déclaration. La commission des finances du 23 juillet a été aussi ubuesque que celle d'il y a quasiment un mois, jour pour jour. Nous avons assisté à un exercice de contorsionnisme impressionnant dans lequel les groupes UPLD et Tahoerra ont démontré leur volonté, non pas d'aider le pays, mais bien de déstabiliser le gouvernement pour provoquer sa chute. Objectif avoué, à mots à peine couverts, par Antony GEROS en commission.

Ce dernier a d'ailleurs déclaré, hier à la radio: ". Moi, je ne vois pas ça comme un sabotage, au contraire, c’est plutôt une autre façon de secouer le cocotier pour dire au Gvt qu’il y a une priorité à un endroit et non pas là où il le voit."

M. GEROS et ses alliés du moment se donnent donc le droit de donner au gouvernement "ses" priorités. Il apparaît pourtant, dans la vie institutionnelle de notre pays, que le budget est un document du gouvernement et non de l'assemblée! Il serait parfaitement étonnant de voir, en métropole, les députés socialistes dicter au Président SARKOZY les priorités budgétaires pour l'année à venir!

Une telle situation n'est pas viable à long terme. Le budget est le document matérialisant les actions à venir du gouvernement. Actions définies de concert par le président et tous ses ministres et répondant à une vision du développement de notre pays. Comment, dès lors, garantir une bonne exécution des priorités lorsqu'elles ne répondent pas des convictions du gouvernement? Comment, dès lors, avoir un document cohérent lorsque les amendements déposés et adoptés par certains élus n'intègrent pas tous les paramètres de la situation financière du pays?

Il est grand temps que les groupes UPLD et Tahoeraa prennent toutes leurs responsabilités et ne se cachent plus derrière une attitude de donneur de leçon, de gardien des intérêts du pays qui ne dupe personne. Mais sans doute n'ont-ils pas le courage d'avouer à la population leur véritable dessein, tant ils savent qu'un nouveau renversement serait des plus malvenus dans la situation actuelle!

En ce qui nous concerne, nous renouvelons notre soutien au présiden

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